
Maison dans la Forêt Laurentienne
Bâtiment de 3 440 pi², propriété de 8.5 acre
Implantée sur un terrain familial de 8,5 acres détenu depuis plusieurs générations à Wentworth-Nord, la Maison dans la forêt laurentienne a été conçue comme une résidence secondaire pour une famille profondément attachée à la région. Dès les phases préliminaires de conception, le projet s’est façonné autant par la mémoire que par l’appréciation du paysage dans lequel il s’inscrit.
Pendant de nombreux étés, les enfants des propriétaires ont campé au sommet du site, nouant un lien intime avec ce paysage. Plutôt que d’y implanter la maison, le choix a été fait de préserver ce point culminant comme lieu familial intact et symbolique, et de positionner la maison en contrebas, l’enveloppant subtilement autour de ce sommet protégé. Cette décision préserve les vues lointaines sur et depuis le site, tout en permettant au bâtiment de s’intégrer discrètement à la topographie.
Insérée au cœur d’une forêt dense d’érables, d’épinettes, de bouleaux, de pruches et de hêtres, la maison en forme de L est soigneusement ancrée sur le flanc de la colline. L’implantation respecte les arbres matures et maximise les vues sur le lac Notre-Dame et sur les montagnes laurentiennes. Chaque pièce s’ouvre sur la forêt, créant un refuge calme et contemplatif, profondément enraciné dans son environnement.
La séquence d’arrivée constitue un élément fondateur du projet. Une allée sinueuse traverse le boisé, favorisant une immersion progressive dans le paysage et renforçant le sentiment d’anticipation. À l’arrivée, la maison se dévoile au sud, tandis qu’un garage détaché pour deux voitures définit la limite nord de la composition. Un escalier en pierre, intégré aux affleurements rocheux patinés du site, mène à un chemin d’entrée bordé de bouleaux et de fougères indigènes. À l’intérieur, le plan s’organise autour d’un volume de plain-pied dédié aux espaces de vie sociale au sud, et d’un volume de deux niveaux regroupant les chambres à coucher à l’ouest et au nord.
Les choix de matériaux sont volontairement sobres et durables. Un plafond continu en cèdre et des éléments de mobilier intégrés en noyer apportent chaleur et cohérence aux espaces intérieurs, tandis que des planchers en béton poli assurent la durabilité et l’équilibre matériel. De généreux débords de toit protègent la majorité de la maison, et une vaste terrasse en cèdre prolonge les espaces de vie jusqu’aux arbres. Le volume de vie abrite un espace ouvert regroupant le salon, la salle à manger et la cuisine, ainsi qu’une salle à manger dotée de moustiquaires intégrées. Le volume des chambres à coucher comprend trois chambres, deux salles de bains, un bureau privé et un salon au niveau inférieur intégrant l’entrée et le vestibule.
L’enveloppe du bâtiment a été conçue dans une optique de performance et de pérennité. Les détails ont été minutieusement étudiés afin de limiter les ponts thermiques. L’enveloppe dépasse les exigences du Code de l’énergie du Québec. Elle comporte une mousse isolante à faible teneur en COV appliquée sur les surfaces intérieures des murs et des plafonds, ainsi qu’une isolation en laine minérale sur le côté extérieur des murs, ce qui lui confère une valeur thermique de R-63 pour la toiture et de R-47 pour les murs extérieurs. Des fenêtres à triple vitrage sont utilisées dans l’ensemble du projet afin d’améliorer l’efficacité énergétique et le confort des occupants.
Les stratégies passives guident les approches de chauffage et de climatisation. Des fenêtres de claire-voie ouvrantes et de larges surfaces vitrées favorisent la ventilation naturelle et l’évacuation de la chaleur durant les mois les plus chauds, tandis que des stores motorisés contrôlent les gains solaires. Une thermopompe électrique, combinée à un système de chauffage radiant intégré aux dalles de béton, assure un confort efficace à faible empreinte carbone. Tous les systèmes mécaniques sont entièrement électriques, ce qui permet une transition future vers une production d’énergie renouvelable sur site.
L’approvisionnement et la gestion de l’eau sont entièrement assurés sur le site, y compris l’eau potable, les eaux pluviales et le traitement des eaux usées. Durant le processus d’implantation, des milieux humides ont été identifiés sur le site et l’établissement de marges de recul assure la protection de ces écosystèmes environnants.
La Maison dans la forêt laurentienne a été complétée en janvier 2026.
Équipe:
Andrew Curtis Fondateur, Architecte, OAQ, MRAIC, AIA, LEED BD+C
Sophie Robitaille Fondatrice, Architecte Paysagiste, AAPQ, AAPC, CSLA,
Anne Charbit Chargée de Projet Architecte, OAQ
Galen Rochon Architecte, OAQ
Huiqing Kuang Architecte Paysagiste, AAPQ, ASLA
Photographies © Adrien Williams


























































.jpg)









